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Sécurité Alimentaire

Présentation du 06/11/02

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Dossier Sécurité Alimentaire

Depuis des années le travaille sur ce dossier qui concerne:
le présent et le futur.*
Le présent car il s’agit, en effet, de protéger plusieurs aspects de la vie parmi les plus important: la santé, la sécurité, le bien être. . .
Le futur puisqu’il s’agit du devenir de la planète. Il suffit pour cela de se référer aux différents Sommets organisés qui favorisent la pluralité des témoignage soient qu’ils se déroulent dans l’enceinte des sommets ou à l’extérieur. KYOTO fait figure de référence plus décevant JOHANESBOURG il y a peu.
L’importance de ces problèmes n’est plus aujourd’hui à démontrer seule la façon de les aborder demeure problématique.
Les actions “coup de poing” de lobbying ont certes de l’importance mais elles ont l’inconvénient de voir s’affronter des adversaires qui brandissent avec autant de conviction des arguments contradictoires que les consommateurs sont trop souvent incapable de décrypter. Seuls les moments de crise sont pris comme des moments de vérité, tout au moins dans les conséquences qu’ils génèrent, la crise de “vache folle” en est un exemple.
Mais la vérité est elle aussi simple que cela? C’est d’ailleurs parce que l’incertitude règne qu’a été inventé le principe de précaution.
Le problème, aujourd’hui, c’est que la confrontation des scientifiques n’est pas suffisante pour nous rassurer au contraire elle aurait plutôt l’effet inverse.
En premier lieu parce que le consommateur n’est pas, ou presque jamais en mesure de juger du bien fondé des analyses qui lui sont offertes. Il juge aux résultats et surtout aux conséquences qu’ils génèrent. Avec un élément complémentaire qui n’est pas négligeable c’est que les résultats se font sentir bien plus tard. Le consommateur est complètement démuni et cela favorise la création de phantasmes que la partie de “ping pong” que ce livrent les “pour” et les “anti” n’est pas faite pour rassurer.
C’est dire la complexité du problème qui nous est posé. Qui croire?
Bien sur nous avons, selon la situation que l’on occupe, des à priori . Si MONSANTO veut à tout prix nous faire manger du maïs génétiquement modifié je ne pense pas à priori que ce soit par pur altruisme. C’est sans doute parce qu’il il y a derrière des profits importants. Pour autant pouvons nous dire que le producteur, rouage d’un système qu’il ne maîtrise pas, soit aussi coupable que ceux qui veulent nous l’imposer sans doute pas.
En fait nous sommes nous aussi des maillons d’une chaîne perverse.
La PAC politique agricole commune est avant tout un système de financement d’une agriculture intensive qui est prête à tout pour produire plus, pour gagner plus non pas par la valeur des produits mais par les compensations qu’ils induisent.
C’est bien par le producteur que tout commence. Si le produit a dû pour aboutir passer par une série de traitements qu’en est il de ce que l’on mange? Qu’en est il des conséquences de ces traitement sur l’environnement? Sur l’eau que l’on boit? Sur l’air que l’on respire?
Qu’en est il des conséquence sur l’économies des pays tiers?
Revenons pour terminer à la PAC. Elle est nous l’avons vu la pierre angulaire de notre propos. Peut on être rassuré par les propositions de la Commission Européenne? Sous couvert de l’éco conditionnalité et de politique de développement rural les objectifs de cette PAC renouvelée est de soutenir la vocation exportatrice de l’agriculture européenne, en accentuant la baisse des prix agricole et en rendant inattaquable les soutiens devant l’OMC.
L’exportation des produits à des prix inférieurs à leur coût de revient c’est du dumping qui empêche les pays pauvres de se développer. Dans ce système, c’est la politique appliquée par les USA entre 1996 et 2001 qui a conduit au pire désastre agricole: surproduction, baisse des prix à la production, faillite, ( 17% d’exploitations disparues en 5 ans).
Pour la Confédération Paysanne, organisation partenaire, “comme en 1992 les évolutions proposées par la commission n’iront pas dans le sens d’une agriculture durable tournant le dos au productivisme”.
Cette politique est- loin de garantir “le maintien des paysans sur des exploitations à taille humaine qui est la seule condition d’une agriculture socialement et écologiquement durable. La qualité des produits, un environnement préservé, des campagnes vivantes ne sont pas compatibles avec le développement d’une agriculture industrielle.”
Le a donné son accord à cette perspective. Dans le cadre de la coordination “Alliance Paysans- Ecologistes- Consommateurs” des propositions sont faites pour une véritable réforme de la PAC.
Jouons nous véritablement notre rôle quand nous prenons ces positions et dispositions? Les problèmes touchent au plus profond de la vie. Ils posent, dans une controverse souvent incompréhensible, des problèmes d’une grande complexité ne serait ce que parce qu’ils touchent à des aspects économiques aux conséquences sociales, aux conséquences éthiques et culturelles. Ils touchent nos familles dans tous les aspects de leur vie. Alors que faire?
Le participe dans le cadre de diverses coordinations à des actions qui ont aussi leur efficacité. Il manque, cependant, une action d’ populaire celle qui, au delà de l’intervention spontanée à partir d’un “à priori”, forge la conscience et l’action durable. Celle qui mène à convaincre les autres du bien fondé de nos positions.
C’est cela que nous devons mettre en œuvre par: l’information, la réflexion, la sensibilisation. 

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