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le français… l’insertion

LE FRANÇAIS, FACTEUR CLE DE L’INSERTION

ECOLE. Une mission historique d’intégration.
Le Ministre de l’Education, le 29 mai dernier, lors des journées d’étude et de réflexion sur la scolarisation des élèves nouvellement arrivés en France, a réaffirmé les grands principes de l’école républicaine:
l’école doit poursuivre sans relâche et en l’adaptant sa mission historique d’intégration des enfants arrivant en France

l’école doit tout faire pour permettre à ces jeunes une acquisition rapide et solide de la langue française

En effet, la maîtrise de la langue est la clé de l’intégration scolaire et sociale. L’accès à la connaissance de la langue d’une société d’accueil est le premier principe d’hospitalité que celle ci se doit d’offrir à l’étranger qui arrive. C’est dans cette langue dorénavant qu’il pourra pleinement accéder à sa nouvelle vie, que ses droits et ses devoirs seront désormais énoncés. Lui permettre d’être chez lui dans la langue française c’est faire le pari généreux de son devenir citoyen.

Accélérer encore plus le processus d’intégration.
Le Ministre a demandé que, dans les Académies, tout soit mis en œuvre pour ne pas dépasser un « délai raisonnable d’un mois entre la demande de scolarisation et l’arrivée de l’élève dans la classe qui lui convient. Par ailleurs, Jack LANG a souhaité également que soit effectué un bilan des dispositifs existants construits au cours des années 70: classe d’initiation dans le premier degré (CLIN), classe d’accueil dans le second degré, enseignement de langues et cultures d’origines (ELCO) et centre de formation et d’information pour la scolarisation des enfants de migrants (CEFISEM). Les classes d’initiation et d’accueil ne doivent être qu’un lieu de passage. Un sas avant l’intégration le plus rapide possible dans le cursus ordinaire.

Mobilisation de l’ensemble des acteurs sociaux
Pour remplir cette mission et être pleinement efficace, le système éducatif ne peut agir seul. C’est le sens de la convention signée entre la direction de l’enseignement scolaire et la direction de la population et des migrations du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité et le Fonds d’action sociale. Les collectivités territoriales et certains services d’état sont aussi concernés.

L’accueil des nouveaux arrivants doit également se faire dans les établissements dits d’excellence, notamment ceux qui possèdent des sections internationales.

Le Ministère a affirmé sa volonté de faire évoluer les enseignements de langues et de cultures d’origine (hors temps scolaire et sur la base du volontariat) afin de prendre en compte les attentes des familles et installé un plan progressif de transformation des cours de langues et cultures d’origine (qui a pris effet à la rentrée 2001). Enfin, les missions et le positionnement des 22 centres de formation et d’information pour la scolarisation des enfants de migrants ( CEFISEM) vont être repensés pour leur donner un nouvel élan. Le travail en réseau sera favorisé.

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